| L’accident médical
est un évènement susceptible d’engendrer un
dommage affectant l’état de santé antérieur
d’un usager d’un établissement ou d’un
service privés ou publics de soins.
Par définition, un accident médical
ouvre par principe un droit à réparation pour la victime
du dommage qui obéit à une diversité de règles
organisant les régimes juridiques de la responsabilité
engagée suivant chaque type de situation donnée.
La réparation peut se limiter à
une simple transaction avec la compagnie d’assurance de l’établissement
de santé voire celle du professionnel de santé. Elle
n’est dans cette hypothèse qu’une réparation
limitée par une convention portant acte de la transaction.
Cependant, la réparation peut aussi emprunter
les voies judiciaires permettant seules l’obtention d’une
réparation intégrale des préjudices subis en
utilisant une logique indemnitaire et parfois solidaire, organisée
par certains dispositifs législatifs issus de la loi n°2002-303
du 4 mars 2002 et la loi n°2005-102 du 11 février 2005.
L’erreur médicale
est une notion pratique correspondant à une pluralité
de situations. Le plus souvent, il s’agit en pratique d’une
erreur de diagnostic ou de soins. Parfois, l’erreur
médicale est flagrante quant à l’appréciation
des soins, parfois il s’agit d’une mise en place trop
tardive des soins nécessaires. En pratique, il faut remarquer
que certaines négligences médicales sont considérées
par la jurisprudence comme des erreurs médicales
et d’autres comme des fautes médicales.
La faute médicale est l’acte par
lequel le professionnel de santé voit sa responsabilité
engagée. Le concept de faute médicale remonte au Serment
d’Hippocrate et reste aujourd’hui encore l’un
des points de divergences les plus importants entre les juristes
et les médecins. Ce n’est pas une simple absence de
réussite d’un acte médical, mais un comportement
particulier tel qu’un diagnostic trop rapide entraînant
une faute d’imprudence, ou de manière plus générale,
une faute dans la préparation ou l’exécution
des soins. Néanmoins, la faute médicale n’est
pas limitée à seule obligation de soins du praticien,
elle s’applique aussi à son obligation de conseil qui
comporte une obligation d’information dont il doit s’acquitter
le plus clairement possible.
L’avocat spécialisé peut
répondre aux besoins des victimes d’accidents
médicaux, d’erreurs ou de fautes médicales
pour établir la responsabilité de l’établissement
de santé, du département ou du service de soins concernés,
voire du professionnel de santé.
L’avocat spécialisé intervient
pour garantir l’effectivité économique des droits
des victimes et de leur proche dans la mise en place d’une
indemnisation comprenant une assistance des victimes et de leurs
proches à chaque étape du déroulement de l’expertise,
à la saisie d’une commission de conciliation et d’évaluation
etc. |